Switch, a Jean-Julien Pous and Pierre Prinzbach film, production Supinfocom, © Supinfocom CCI Valenciennes 2007
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Switch, c'est une réflexion métaphysique sur le temps. C'est le destin de l'humanité à travers un personnage et ses différents choix, matérialisés par des doubles de lui-même. Voilà quelques pensées retranscrites, pendant la phase de pré-production.


A la sortie de l'exposition Le Mouvement des Images, Beaubourg, 3 Septembre 2006

Quelques trucs intéressants dont les costumes tordus de je sais plus qui. Applats noirs pour le film qui peuvent être intéressants. Look très flat.

Beaucoup d'expérimentation dans le musée qui me font penser que nous n'expérimentons pas assez.

Nous sortons des petits produits qui sont certes intéressants et bien finis mais Sup comme laboratoire contemporain de l'image ça serait peut-être plus intéressant. Ce n'est pas son but, c'est vrai. Pourtant on nous dit de nous lâcher. On ne voit pas l'intérêt à suffisamment long terme. Ici les artistes n'hésitent pas à aborder des thèmes ou figures de style qu'on ne retrouve nul part dans les films de Sup, tels que :
- le sexe, avec parties génitales apparentes,
- la stroboscopie, violence des contrastes et de l'image pour le spectateur
- la forte dominante d'une couleur : la salle rose (Valstar Barbie)
- la liberté des exercices qui ne cherche pas à suivre ou obéir à une mode
- la relation photo-cinéma.

Différence majeure avec la 3d et l'art numérique :
la froideur engendrée par la perfection du trait, des applats et des formes. recherche cette chaleur de l'analogique et les artefacts de la pellicule. J'aimerais une réalisation résolument plus moderne. Si la minuterie était très simple, sur un corps noir, ça serait chouette. Abstrait, moderne, Sf style Moebius. Avec une applat noir, plat et parfait, ça deviendrait GRAPHIQUE. Les vêtements ça ne bouge pas tant que ça. Par contre, ça fait des plis. Il faut putôt modéliser qu'utiliser du cloth. Beaucoup plus intéressant à l'image, mais plus difficile à faire.

Pour simplifier au maximum :
une veste genre smoking, surtout passe-partout, un chef qui symbolise le métier ou le choix du personnage, éventuellement un changement de couleur de la veste de la personne, Evoquer le froid informatique.


Réflexions sur le scénario, peu avant la mise en place de l'animatique 3d

Points faibles de la narration : banque, divorce, testament
plus de métiers en compétition
avec un aventurier / explorateur qui se serait fait bouffer un bras / porte en forme de machoire de crocodile, clac elle se referme, le gars continue manchot.

Business man / artiste / Journaliste, aventurier, explorateur, Archéologue (Tintin / I. Jones) piste : ils ont tous besoin du business man (finances) pour avancer, de l'artiste pour se divertir, de l'explorateur pour se ressourcer. Homme politique : très grand domaine, pourquoi l'avons-nous oublié ? Parce qu'on s'en désinteresse ?

Problème : la minuterie est totalement occultée : donc ça doit être une course à la réussite et non pas une métaphore de la vie, bien que ça puisse être les deux. On oublie une personne importante : l'assassin, celui qui sommeille en nous comme tous les autres. Nous sommes 13% banquier, 30% artiste, 20% assassin... Course à la réussite entre un assassin, un banquier et un artiste. Peut être rajouter un sportif ?

Ils intéragissent entre eux, se font des obstacles, se bloquent, se disputent la victoire. Mais quelle victoire ? Problème : la réuissite oui, mais elle est différente pour chacun. Sociale, professionnelle, épanouissement de soi-même donc personnelle.

Le n°1 des non-droits de l'homme moderne : YOU HAVE NO RIGHT TO FAIL. Peut-être seraient-ils sous pression par des écrans (pubs) affichant un message de ce type à intervalle régulier ? Ou des voix ?

Si c'est une course à la réussite, pourquoi se solderait-elle par la mort ? la vie est une course, la vie est un jeu en temps limité.

3mn pour arriver à l'arrêt de bus avant que celui-ci parte, 30mn pour prendre le dernier train, 1 an avant d'être trop vieux pour rentrer dans telle école, 20 ans pour faire sa vie, fonder une famille avant qu'il ne soit trop tard. 40 ans pour devenir un Homme, laisser une trace ou contribuer à l'amélioration de la société ou autre. Objectifs dans cette course : arriver à temps à des moments décisifs : clients qui attendent pour un contrat, un train / avion pour un rendez-vous, un rendez-vous galant, qui peut boulverser un état d'esprit, une vision, et transcander une vie. Une seconde trop tard, c'est un accident.


Suite à ces réflexions, et grâce à l'aide de nos professeurs, nous avons simplifié et épuré le propos afin de suggérer ce qui était auparavant pointé du doigt. Nous avons maintenu la plupart de nos lignes directrices, en en écartant certaines.
 
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